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Vendredi 8 mars 2013 5 08 /03 /Mars /2013 17:42
- Par Satelmarc

Extraits du texte rédigé par Hervé Lambel Candidat à la Présidence du MEDEF et Président du CERF (Créateurs d’emplois et de richesse en France).

Crise: La France doit se réconcilier avec ses riches si elle veut s’en sortir !

FISCALITÉ – Taxation de plus-values fictives en cas de cession de biens reçus en donation à une valeur égale au prix de cession, imposition à la taxe sur les logements vacants d’habitations inhabitables, rétroactivité de l’abolition du prélèvement libératoire sur les produits de capitaux mobiliers en 2012, plafonnement à 75% de l’ISF…

L’invalidation récente par le Conseil Constitutionnel des projets fiscaux de l’actuel gouvernement pointe enfin du doigt un tabou typiquement français: celui de l’inégalité devant l’impôt. Car il est aussi question de cela…Des dispositions attentatoires au droit! Quoi de plus injuste en matière fiscale que l’ISF, qui depuis les années 1980 s’applique minutieusement à « punir » ceux qui « jouiraient » d’un capital jugé trop important?

Et encore, s’il ne s’agissait que de morale, bien heureux seraient les « Robins des bois » d’une justice fiscale. Mais voilà, il est surtout question de logique, et de ce que celle-ci ne saurait tolérer: le paradoxe. Car il est un problème que l’ISF et ses multiples ajustements n’ont jamais résolu: celui de la justification rationnelle de son existence. Pour vulgariser: comment faire en sorte que cet impôt rapporte plus économiquement qu’il ne coûte à l’État?

Pour celles et ceux qui en douteraient, les effets dévastateurs sont bel et bien là…Quelques exemples savoureux qui n’ont pas manqué de desservir les intérêts économiques de la France et des Français:

- Destruction de l’actionnariat familial, qui fait la force du modèle allemand en permettant le développement des TPE et PME dans la durée.

- Cession des entreprises à des groupes internationaux pour pouvoir payer les droits de succession.

- Départ de nombreuses fortunes, qualifié d’exil fiscal, mais aussi de hauts potentiels qui espèrent ne pas voir leur réussite sanctionnée.

L’exemple du désormais célèbre couple de paysans de l’Íle de Ré, assujetti à l’ISF suite à la flambée du prix du mètre carré constructible, alors qu’il ne pouvait compter que sur un salaire mensuel de 1000 euros.

Un dernier exemple criant de vérité, qui souligne la logique dévastatrice de pareil impôt.

D’année en année, il est question de taxer votre patrimoine, tant que celui-ci est supérieur ou égal à 1,3 millions d’euros…Et si ce patrimoine constitué grâce à des revenus qui ont déjà supporté l’impôt ne produit pas de nouveaux revenus? Eh bien tant pis! Il sera taxé quand même, année après année, jusqu’à ce que sa valeur passe en dessous de la barre fatidique précitée.

En d’autres termes, nouveaux revenus ou pas, l’État s’applique à faire fondre votre patrimoine comme neige au soleil. Un esprit, même simple, n’y verrait qu’une logique destructrice sans volonté créatrice. Car c’est le capital de la nation qui est ainsi détruit et dilapidé. - - -

- - - Pire, cet impôt semble même contraire à l’article 10 du préambule de la Constitution de 1946, qui pose que « la Nation assure à l’individu et à la famille les conditions nécessaires à leur développement ».  - - -

- - - Vous l’aurez compris, il ne s’agit donc pas de nier la contribution des plus fortunés, mais de s’assurer que celle-ci serve utilement et efficacement l’intérêt général, plutôt que la médiocrité économique. Mais que faire? Comment transformer un mulet en étalon de course? Ou plutôt, comment passer d’une fiscalité aveugle et contre-productive à une action intelligente et efficace de l’État, qui saurait associer les plus grandes fortunes à l’intérêt collectif ? - - -

- - - Or, les entreprises sont le seul et l’unique vecteur supposé porter ce retour à l’activité. Leur développement est toutefois mis en péril, du fait notamment d’un accès insuffisant aux liquidités qui abondent pourtant sur les marchés financiers. La question est donc de savoir comment il est possible de réorienter une partie de ces liquidités vers le financement des acteurs de l’économie qui en ont le plus besoin - - -

- - - En agissant de la sorte, la France pourrait enfin sortir du carcan moral de l’impôt, de l’idéologie absurde au service de la médiocrité économique, et adresser un message fort à ceux qui démarrent dans la vie, riches du rêve d’un Eldorado à construire ailleurs, comme aux fortunes à haut potentiel: « Riches, revenez, l’amour de la France n’est pas une contrainte! ».

Lire en entier sur : http://lagauchematuer.fr/2013/03/08/crise-la-france-doit-se-reconcilier-avec-ses-riches-si-elle-veut-s%E2%80%99en-sortir/

Mardi 5 mars 2013 2 05 /03 /Mars /2013 15:42
- Par Satelmarc

«60 milliards d’économie ! » d’Agnès Verdier-Molinié

 

Par rapport aux autres pays de l’Union européenne, le surcoût de production de nos services publics est de 60 milliards par an.

François Hollande a annoncé 60 milliards d’euros d’économies… en 5 ans.

La différence est de taille ! L’objectif courageux serait au contraire de parvenir à une baisse des dépenses pérenne de 60 milliards d’euros par an tous les ans, à l’avenir. Ces économies sont possibles sur les dépenses publiques, et ce, sans toucher à la qualité de nos services publics.


Plus la France s’enfonce, plus nous renforçons le modèle de l’État dépensier qui nous ruine, et plus nous avons peur de le réformer. Aujourd’hui, toute perspective de création de richesses est brisée, l’avenir est sombre, entre chômage de masse et dette publique galopante.

« Un rapport confidentiel de l'inspection des Finances commandé avant l'alternance dressait pourtant une liste des économies possibles pour redresser le pays. »

Ce n’est plus soixante milliards d’euros d’économies sur les dépenses publiques qu’il faut réaliser sur la durée du quinquennat, comme l’a annoncé François Hollande, mais soixante milliards chaque année, si on ne veut pas voir notre système s’effondrer !

Réduire les dépenses publiques ? Oui, c’est possible. C’est encore possible. Mais plus pour très longtemps. Et pas n’importe comment.

Quels sont nos coûts les plus élevés par rapport à nos voisins européens ? Les coûts de production, c’est-à-dire que nous payons pour que notre administration puisse fonctionner. Ces coûts peuvent être réduits sans qu’il y ait à toucher aux prestations sociales distribuées aux Français.

Quand notre pays dépense 27,7% de sa richesse nationale à produire ses services publics, les pays de l’Union européenne dépensent 24,9%, sans différence notable en termes de qualité du service public et de niveau des prestations. La différence entre ces deux chiffres ? 60 milliards d’euros, qui pourraient donc être économisés chaque année à un horizon de sept ans si l’effort commençait dès 2013 !

Il faut sauver le service public, préserver son efficacité et économiser dans le même temps sur son fonctionnement. Sinon, c’est notre État tout entier qui coulera. 60milliards d’économies sur les coûts de production de nos services publics, c’est possible : 18,5 milliards au niveau de l’État, 11,6milliards au niveau des collectivités locales et 29,9 milliards au niveau des dépenses sociales.

Et ce d’ici à 2021. Nous pouvons garder des services publics de qualité si nous engageons la réforme nécessaire.

Ce sera douloureux et sans doute chaotique. Même si, comme l’a souligné le Président, « on ne vit pas mieux avec 57% de dépenses publiques qu’avec 52% ». C’est la qualité des services qu’il faut défendre, leur efficience et leur compétitivité. Les exemples abondent d’initiatives efficaces et moins chères qui permettent de produire les services publics de qualité dont nous avons besoin sans les surpayer.

Combien coûte ma place en crèche, combien coûte ma cantine, combien coûte mon école, mon hôpital ou mon assurance-maladie, combien mon maire ou mon président de région a-t-il de voitures de fonction, à qui donne-t-il des subventions ?

Voilà des questions auxquelles les Français ont le droit d’avoir des réponses. À l’heure où l’on nous demande de payer plus d’impôts pour renflouer les déficits publics, l’étude des données publiques exposées aux yeux de tous risque d’être passionnante… responsable et citoyenne !

L’auteur Agnès Verdier-Molinié est directeur de la Fondation iFRAP (Fondation pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques). En 2011, elle a publié Les Fonctionnaires contre l’État et en 2008, La mondialisation va-t-elle… nous tuer ? aux éditions JC Lattès.

Samedi 2 mars 2013 6 02 /03 /Mars /2013 17:28
- Par Satelmarc

Mercredi 27 février, les sénateurs ont adopté par 174 voix contre 172, une proposition de loi communiste d’amnistie des militants pour des faits commis dans le cadre de leurs associations syndicales ou associatives entre 2007 et 2013. Dans une période très sensible, cette proposition de loi ne vise pas plus "l'amnistie sociale" que l’implosion sociale. C’est une carte blanche aux violences, aux dégradations de l’outil de travail, aux sabotages industriels.

Alors que nous avons besoin de renforcer en France la place de la négociation entre les partenaires sociaux, cette proposition de loi valorise la radicalisation, le conflit et la violence.

C’est incompréhensible pour tous ceux qui s’impliquent de façon constructive et républicaine dans le dialogue social.

Encore heureux : Les casseurs arrêtés en marge de manifestation ne sont pas concernés. 

Mais à présent les syndicalistes ralent parce que ce texte ne prévoit pas d'amnistier les séquestrations !  

On se demande vraiment dans quel monde nous sommes arrivés, et jusqu'où nos politiques et autres faiseurs de lois vont enmener notre pays dans le déclin.


Les élus de la République doivent aussi avoir conscience que ce texte marque l’affaiblissement de la Loi et de l’État : un texte voté aujourd’hui sera sans valeur demain et l’amnistie étant sélective, la loi se fait arbitraire. De même, saccager une Préfecture ou malmener des fonctionnaires, seront des délits amnistiés.

Le PLD en appelle au sens de la responsabilité des députés pour qu’ils ne suivent pas leurs collègues sénateurs. Non content de rompre l’égalité des justiciables devant la loi, cette amnistie, qui en appellera d’autres, ouvrira la porte à une escalade extrémiste des militants les plus politisés, rendra encore plus difficile le dialogue social, et donnera encore une raison de plus aux investisseurs internationaux de fuir le territoire hexagonal.

"La première source de progrès social est une économie florissante, laquelle ne peut s’épanouir que dans un État de droit où le respect des individus et de leur propriété est la règle de base de la vie commune".

Amnistie-sociale.jpg


Vendredi 22 février 2013 5 22 /02 /Fév /2013 10:03
- Par Satelmarc

Aujourd'hui encore, le pouvoir oligarchique décide de supprimer ce jour de carence des fonctionnaires, par pur clientélisme, en humiliant gravement les 19 millions de salariés du privé, qui eux sont à 3 jours de carence et même aucune indemnité pour les non salariés.

Ces gens là, qui administrent le pays, ont le pouvoir, et ne manqueront pas une occasion, de nous le rappeler en s'octroyant toujours plus de privilèges et en nous faisant payer sans aucuns états d'âmes, comme du temps des seigneurs sur au moyen age.

Pour une vraie justice sociale, comme si souvent annoncée par notre premier Ministre, nous demandons : 3 jours de carence pour tous, indemnisés à 75% dans la limite de 6 jours par an ensuite taux inférieur.

Extrait de ifrap.org

Jour de carence : le mauvais deal du gouvernement

Le premier argument de la ministre est de dire que ce jour de carence est injuste «  car elle privait de toute rémunération dès le premier jour d’arrêt maladie 100% des agents publics alors que deux tiers des salariés du privé bénéficient d’une prise en charge des jours de carence grâce à leur convention de branche ou d’entreprise. » Les deux tiers, c’est-à-dire 66% des salariés du privé bénéficieraient donc selon la ministre d’une indemnisation à 100% des trois jours de carence. De son côté la Cour des comptes est plus mesurée et évoque entre 55% et 80% des salariés qui bénéficieraient de garanties complémentaires de nature souvent différentes : « couverture du délai de carence, maintien du salaire total ou partiel et de durée variable ». Personne ne peut dire comme, cela a été souvent fait, que 70 à 80% des salariés du privé ont tous leurs jours de carences payés à 100% du salaire.

Pour aller plus loin dans l’analyse, la Fondation iFRAP a étudié le délai de carence maladie dans 44 conventions collectives. Résultat : seulement 49% des conventions collectives du privé prennent en charge les 3 jours de carence et encore pas toujours à 100%. Cette indemnisation dépend aussi de l’ancienneté dans l’entreprise. Par ailleurs, si de nombreuses conventions ne prennent pas en charge à 100%, mais parfois à 80%, les trois jours de carence du privé, certaines conventions, pour limiter les arrêts de maladie courts et répétitifs (comme ceux dont se plaint la Fédération Hospitalière de France) ont choisi de limiter le nombre total de jours de carences payés dans l’année.

La Fondation iFRAP s’est procuré cette étude dans laquelle figure le graphique suivant :

 

Lire en entier sur http://www.ifrap.org/Jour-de-carence-le-mauvais-deal-du-gouvernement,13151.html

Vendredi 22 février 2013 5 22 /02 /Fév /2013 09:19
- Par Satelmarc
Faudra-t-il un printemps français ?
De nombreux Français sont arrivés au bout du bout. Depuis 5 ans les taxes et impôts ont considérablement augmentés, les pouvoirs d'achats régressent d'autant, les emplois diminuent, nos industries ferment, des chômeurs s'imolent, des contribuables s'imolent aussi, d'autres se suicident, et un grand nombre est en pleine déprime.
Alors que peut-on penser ? Il est fort probable qu'un jour prochain, nos gouvernants vont provoquer la chute d'une goutte d'eau qui fera déborder le vase des Français.
Alors tout deviendra envisageable - - -

Extrait de l'article de Charles Consigny du Point

La semaine dernière, un homme s'est planté devant une agence Pôle emploi et a mis le feu à ses vêtements qu'il avait imbibés d'essence. Le temps pour les gens qui étaient là d'essayer de le sauver, c'était trop tard, il est mort brûlé. On n'est pas parvenu à décrocher la corde du pendu. À cet homme on avait refusé des allocations, il n'avait pas suffisamment cotisé, ou pas dans les règles, quelque chose comme ça. Les médias ont relaté les faits, les gens qui travaillent à la gestion du chômage ont invoqué leur manque de moyens, il y a eu quelques larmes de crocodile et quelques larmes sincères, et puis c'est passé. En Tunisie, c'est l'immolation d'un homme qui a déclenché la révolution, et celles de l'Égypte et de la Libye ensuite.

Chez nous, rien. Chez nous, on mange n'importe quoi, on ferme les usines, on laisse les narcotrafiquants faire leur loi sur des villes entières, on déplore tous les jours mille chômeurs supplémentaires, on assiste impuissants au désastre scolaire et, de toute façon, on conseille aux jeunes de quitter le pays, à moitié en espérant qu'ils reviendront moins bêtes, à moitié parce qu'on a abdiqué et qu'on veut leur éviter les années qu'on leur fabrique. - - -

Place au cauchemar fiscal

Cela lui convient : comme il est mou, incompétent et inexpérimenté, François Hollande ne peut décemment faire confiance à son propre jugement. Donc il laisse faire et ménage sa bonhomie, rétablissant, par exemple, la durée de ses déjeuners à 1 h 30, là où son prédécesseur l'avait réduite à 1 heure. On ne va pas lui reprocher de profiter des merveilles qui vieillissent dans les caves du palais de l'Élysée (sauf que, du coup, il grossit et semble dégouliner par-dessus les cols pelle à tarte de ses chemises comme un soufflé qui déborde). Lui qui a vécu, depuis ses plus jeunes années, avec le confort que procurent la sécurité de l'emploi et les salaires confortables de la haute fonction publique ne sait rien de l'anxiété du patron indépendant ou de l'angoisse de la mère de famille. Dès lors, il n'a aucun scrupule à mettre tranquillement en place un cauchemar fiscal, et ne dort pas moins bien quand il sait que la spoliation généralisée qu'il installe, au-delà de l'atteinte manifeste à une bonne partie des libertés constitutionnellement garanties qu'elle implique, se solde par des faillites en série, des ambitions tuées dans l'oeuf, des maisons de famille vendues, des espoirs déçus, j'en passe.  ---

On pourrait songer à faire une nouvelle révolution

Il faut que le peuple français soit bien ramolli pour ne pas se lever en masse contre ces coups, quotidiens, permanents, à sa liberté, à sa dignité, à son histoire. Il faut dire qu'on met désormais les plus lucides sous antidépresseurs : si les cinq millions de personnes ainsi maintenues au calme marchaient sur l'Assemblée nationale, je ne donne pas cher de la peau des parlementaires. L'on sait, aussi, que le RMI, inventé par M. Fragonard, auquel le gouvernement a récemment demandé de réfléchir à de nouveaux impôts (sur les allocations familiales, en l'occurrence : il faut être socialiste pour songer à fiscaliser des allocations), transformé en RSA par M. Hirsch (issu d'une famille aux trois générations de fonctionnaires), a été conçu non par souci de solidarité, mais pour éviter d'éventuels troubles à l'ordre public qu'auraient pu causer les plus révoltés. On donne à ceux qui pourraient songer à faire une nouvelle révolution juste ce qu'il faut pour les abrutir, quelques miettes pour s'acheter de la malbouffe et de la sérotonine artificielle. Voilà ce qu'il reste, grâce à l'énarchie socialiste, du peuple qui jadis dictait au monde la marche à suivre.

Par un retournement prévisible, la gauche a fait gagner le capitalisme ultralibéral. Sa détestation de l'idée nationale a détruit toute forme de patriotisme : la France ne se vit plus comme une patrie, ses citoyens ne se dessinent plus de destin collectif. Nous ne sommes plus qu'une région appauvrie et vieillissante du village mondial sur lequel règne Goldman Sachs. Ses aberrations idéologiques ont mis l'économie à terre, démotivé les entrepreneurs, effrayé les investisseurs étrangers. Nous sommes regardés comme un sublime pays mort.- - - -

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