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  • : Un blog pour la liberté des idées en France avec une vision acerbe mais réaliste de notre pays. 2017 approche et à présent il va falloir penser voter pour celui ou celle qui saura redresser notre économie, réduire le chômage et la dette publique. Fini les promesses non tenues, fini les idéologies aveugles, il nous faudra un Président pragmatique, ferme et honnête ---- LINCOLN disait : "Vous ne pouvez pas créer la prospérité en décourageant l’épargne" - Vous ne pouvez pas donner la force au « faible » en affaiblissant le « fort »- Vous ne pouvez pas aider l’employé en anéantissant l’employeur.- Vous ne pouvez pas favoriser la fraternité humaine en encourageant la lutte des classes.- Vous ne pouvez pas aider le pauvre en ruinant le riche.
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14 septembre 2013 6 14 /09 /septembre /2013 14:17

Encore une grande énigme Française, pourquoi dépenser 30 milliards de plus pour un nombre d'élèves équivalent ? Chez nous c'est bien connu, l'argent public coule à flot depuis plusieurs décennies, et c'est bien là le problème.

Aujourd'hui avec près de 2000 millliards de dettes notre pays ne peut se permettre de tels écarts, par rapports à nos voisins Européens, qui comme chacun le sait ne sont pas moins bien éduqués dans leurs écoles.

Source http://www.ifrap.org/

Pour un nombre d’élèves similaire (autour de 10,5 millions en 2011 hors maternelle et enseignement supérieur), l’Allemagne et le Royaume-Uni dépensent autour de 55 milliards d’euros quand la France affiche une dépense publique de 85,7 milliards et plus de 1,3 million de personnels consacrés à l’éducation là où l’Allemagne est à 821.000 et le Royaume-Uni à 878.000. Comment expliquer ces énormes différences ?

Le nombre d’enseignants qui est plus élevé ? (avec des traitements faibles mais des heures de cours faibles aussi et des pensions élevées), le nombre d’écoles, le nombre d’échelons administratifs qui interviennent dans la mission éducative et surtout le nombre de personnels chargés des fonctions support et administratives ? … un grand mystère !

  • En incluant les écoles maternelles, la France compte autant d’établissements scolaires que l’Allemagne et le Royaume-Uni réunis ! Hors maternelle, le ratio reste conséquent : 48.984 établissements en France contre 32.803 en Allemagne et 29.955 au Royaume-Uni, ce qui se traduit logiquement par l’explosion des dépenses annexes. À cela s’ajoute un effectif de presque 300.000 personnes   travaillant dans nos écoles primaires, collèges et lycées qui disparaissent des comptes de l’Éducation nationale puisque employés par les communes, les départements et les régions. On peut évaluer ce surcoût à environ 10 milliards d’euros.
  • Vient ensuite le dérapage des coûts de l’administration issus de la division atypique des compétences éducatives en France. Entre l’État et ses académies, les régions, les départements et les communes, plus de 36.800 échelons interviennent à un moment donné dans la politique éducative alors que, chez nos voisins, on trouve en seulement 2 échelons compétents (16 Länder et près de 11.000 communes en Allemagne, l’État et 405 autorités locales au Royaume-Uni). Au total, on compte plus de 220.000 personnels (TOS inclus) payés sur fonds publics travaillant dans le secteur de l’éducation quand l’Allemagne en compte 87.000 et le Royaume-Uni, un peu plus de 100.000.

http://www.ifrap.org/IMG/png/figifrap.png

  • Enfin la masse salariale des enseignants. Notre pays compte 126.000 enseignants de plus qu’en Allemagne et plus de 300.000 de plus qu’au Royaume-Uni, pour une masse salariale de 49,9 milliards d’euros en 2011  (17% du budget de l’État), soit environ 10 milliards de plus que chez nos voisins. Pourtant nos enseignants sont moins bien payés mais, par choix idéologique, beaucoup plus nombreux, ils donnent également moins d’heures de cours, leurs missions sont plus limitées et leurs retraites plus chères.

C’est principalement le manque de volonté réelle de décentraliser l’Éducation nationale en France qui est à l’origine de l’alourdissement de l’administration et du surcoût de 30 milliards d’euros observé puisque, malgré les différentes vagues de décentralisation, les collectivités n’ont toujours aucune poids dans le processus décisionnaire (uniquement une mission de financement de l’aspect matériel) et leur multiplicité (36.700 communes en charge des écoles primaires, 100 départements en charge des collèges, 22 régions en charge des lycées et les structures de l’État déconcentré) aboutit à un véritable écheveau inextricable de services à tous les niveaux. Ce surcoût du système éducatif ne se justifie, d’ailleurs, pas par une meilleure performance de nos élèves.

Au contraire, la France baisse dramatiquement dans les classements internationaux : elle est passée de la 12ème à la 22ème place du classement PISA [3] entre 2000 et 2009.

Dans l’attente de la parution des résultats PISA 2012, vraisemblablement aussi décevants, le 3 décembre 2013, la France doit se pencher sérieusement sur la question de son système éducatif pour se lancer dans une vraie réforme de fond afin de proposer à nos élèves une éducation performante dans un système scolaire plus efficient (et donc moins coûteux). Par exemple, chez nos voisins, les parutions PISA qui démontraient les faiblesses de leur système, ont été l’objet de débats prolongés et passionnés sur la scène politique et dans la société civile. Cela a abouti à une série de réformes de fond, et de forme, inspirées par les recommandations de l’OCDE et des systèmes scolaires qui marchent (notamment la Suède dont le modèle décentralisé et autonome a beaucoup inspiré le Royaume-Uni).

L’Allemagne et le Royaume-Uni pourraient être de bonne sources d’inspiration pour réformer notre système éducatif mais peut on toucher aux intouchables ?

Lire la suite sur http://www.ifrap.org/Education-la-France-surpaye-de-30-milliards,13527.html


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Published by Satelmarc - dans Politique Française
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