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  • : Un blog pour la liberté des idées en France avec une vision acerbe mais réaliste de notre pays. 2017 approche et à présent il va falloir penser voter pour celui ou celle qui saura redresser notre économie, réduire le chômage et la dette publique. Fini les promesses non tenues, fini les idéologies aveugles, il nous faudra un Président pragmatique, ferme et honnête ---- LINCOLN disait : "Vous ne pouvez pas créer la prospérité en décourageant l’épargne" - Vous ne pouvez pas donner la force au « faible » en affaiblissant le « fort »- Vous ne pouvez pas aider l’employé en anéantissant l’employeur.- Vous ne pouvez pas favoriser la fraternité humaine en encourageant la lutte des classes.- Vous ne pouvez pas aider le pauvre en ruinant le riche.
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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 14:27

Excellent article de L.A. CREMET, extrait de http://lecercle.lesechos.fr

J'accuse la classe politique depuis 30 ans, d’avoir endetté la France et hypothéqué l’avenir de la nouvelle génération en faisant croire aux électeurs qu’il était possible de s’assurer un train de vie et un système de protecJ’accustion sociale hors de prix, tout en faisant reposer son financement sur les générations futures.

J’accuse ces politiques, sous couvert de mener des politiques de relance par la consommation, d’avoir, d’une part, mis les finances de la France en déficit structurel et d’autre part dégradé sa compétitivité. L’impasse économique dans laquelle nous sommes aujourd’hui est bien de leur fait.

J’accuse ces même politiques, de constituer habituellement un programme électoral par une liste de mesures visant à acheter un ensembles de classes socio-professionnelles préalablement ciblées, oubliant par la même occasion les intérêts du pays. Seule la dernière crise, due à l’overdose de dépenses publiques, les a obligés à renoncer à cet atavisme d’où l’absence aujourd’hui de programme sérieux pour les élections à venir, quel que soit les partis.

J’accuse les partis de gauche et particulièrement le parti socialiste, d’avoir dévoyé le but de l’impôt tel qu’il était prévu dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, texte ayant pourtant une valeur constitutionnelle, pour en faire un instrument de redistribution des richesses en lieu et place de ce qu’il était à l’origine : «Article 13 : Pour l’entretien de la force publique, et pour les dépenses d’administration, une contribution commune est indispensable. Elle doit être également répartie entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés. »

J’accuse les partis de droite d’avoir accepté cet état de fait, plus par inaction, manque de courage et négligence quand ce n’était pas une participation active à cette perversion de la contribution à l’effort collectif.

J’accuse les élus, dans leur quasi intégralité (à l’exception de certains élus municipaux de petites communes), ainsi que les membres des différents exécutifs, d’avoir oublié les principes de la gestion en bon père de famille des deniers publics tant pour les dépenses de train de vie des élus que pour les projets parfois insensés, souvent éloignés de l’objet de la collectivité.

J’accuse ces élus d’avoir profité de la situation ubuesque où il décident eux même de leur traitement, en se concédant pour leur propres comptes, des rémunérations et des avantages fiscaux hors norme.

J’accuse les générations précédentes, d’avoir monté un système de pyramide de Ponzi en lieu et place d’un système de retraite viable. J’accuse les partis politiques, par démagogie, d’avoir préservé ce système et de ne pas avoir anticipé sa faillite prochaine, alors les données démographiques permettent depuis des années d’en prévoir le naufrage.

J’accuse les syndicats, représentants quasi exclusivement des salariés des fonctions publiques, d’avoir systématiquement bloqué toute tentative d’évolutions sur le sujet, afin de préserver un système social les favorisant où leurs retraites sont assurées par le budget de l’état.

Je les accuse notamment d’avoir refusé toute évolution vers un système par capitalisation, alors qu’ils avaient eux-mêmes la possibilité de s’assurer un complément de retraite de la sorte.

J’accuse ces mêmes syndicats d’avoir sclérosé des pans entiers de l’économie, agissant par esprit corporatiste aigu amenant soit à un renflouement massif par l’Etat de ces secteurs, soit une faillite de ces secteurs (et souvent même les deux).

J’accuse les journalistes, à de rares exceptions près, d’avoir manqué à leur devoir d’informer objectivement le public ainsi que de ne pas faire le travail d’investigation et de remise en cause des affirmations, souvent fausses, du politique.

Je les accuse également d’être, pour la plupart, affecté d’un biais politique patent, les amenant à prendre des positions caricaturales suivant leur interlocuteur, entre une servilité sans bornes et une agressivité déplacée. Cette prise de position, va pour certain, jusqu’à une confusion des genres, où politiques et journalistes se mélangent dans des conflits d’intérêts évidents, et cela à l’encontre des règles de déontologie les plus élémentaires.

J’accuse enfin, les dites élites intellectuelles de tous milieux, de se vautrer depuis des années dans un discours politique de bon ton, dans lequel toute personne remettant en cause les points évoqués ci-dessus, est mis au pilori puis banni de la scène médiatique.

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Published by Satelmarc - dans Politique Française
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