Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Liberty blog
  • Liberty blog
  • : Un blog pour la liberté des idées en France avec une vision acerbe mais réaliste de notre pays. 2017 approche et à présent il va falloir penser voter pour celui ou celle qui saura redresser notre économie, réduire le chômage et la dette publique. Fini les promesses non tenues, fini les idéologies aveugles, il nous faudra un Président pragmatique, ferme et honnête ---- LINCOLN disait : "Vous ne pouvez pas créer la prospérité en décourageant l’épargne" - Vous ne pouvez pas donner la force au « faible » en affaiblissant le « fort »- Vous ne pouvez pas aider l’employé en anéantissant l’employeur.- Vous ne pouvez pas favoriser la fraternité humaine en encourageant la lutte des classes.- Vous ne pouvez pas aider le pauvre en ruinant le riche.
  • Contact

Recherche

1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 15:59

Excellent article de Brigitte Granville sur Atlantico.fr

Depuis 30 ans, que ce soit sous la droite ou la gauche, le pays poursuit des objectifs incompatibles, voire contradictoires. Avec la crise de la dette souveraine qui pousse droit dans le mur, les banques et par conséquent l’économie française, quelque chose devra céder.

Quand le moment critique se produira – presque certainement au cours de la première ou de la deuxième année qui suivra l’élection (2013/2014) – cela entraînera un changement brusque et radical, peut-être encore plus lourd de conséquence que le coup d’état de De Gaulle marquant le début de la cinquième République.

La plupart des hommes politiques et des bureaucrates français qualifient cette idée d’alarmiste. Les indicateurs clés tels que le ratio de dette ou l’évolution du déficit budgétaire ne sont-ils pas plus préoccupants aux États Unis ou en Grande-Bretagne ? Et en vérité, les difficultés de la France seraient sans doute comparables à celles des Anglo-Saxons, si ce n’était pour l’euro, l’enfant chéri de la classe politique française.

Si l’euro n’est pas la cause des problèmes économiques de la France, l’engagement de sa classe politique en faveur de la monnaie unique constitue une barrière insurmontable à leur résolution.

Le problème fondamental tient à ce que le système super-généreux de protection sociale (les dépenses publiques dans ce secteur représentaient 57% de son PIB en 2010, contre 51% au Royaume-Uni et 48% en Allemagne) étouffe la croissance économique nécessaire à la viabilité de l’euro.

Le défaut structurel le plus grave concerne les charges salariales élevées qui pèsent sur l’entreprise et la régulation du marché du travail qui rendent difficile – ou tout du moins hors de prix – une réduction de personnel quand les conditions économiques se détériorent. Selon l’OCDE, en 2010 le ‘coin fiscal’ en France (la différence entre ce que les employeurs payent sous forme de salaires et de charges sociales, et ce dont les salariés disposent après impôts et déduction des cotisations de sécurité sociale, en tenant compte aussi des transferts en espèces accordés dans le cadre des programmes publics d’aide sociale) était supérieur d’au moins 13 points de pourcentage à la moyenne des autres pays de l’OCDE, et ce à tous les niveaux de revenus des ménages.

Il en résulte un coût unitaire de la main d’œuvre plus élevé en France que dans les pays comparables (notamment l’Allemagne) et un chômage irréductiblement élevé.

Dans les années 70, sous la présidence de Valery Giscard d’Estaing le chômage augmentait chaque année pour atteindre 6,3% en 1980. Son successeur, François Mitterrand avait promis une croissance rapide et une baisse du chômage, mais il a présidé à un ralentissement économique et à une hausse du chômage.

En 1997 le chômage a atteint 11,4%, et il n’est descendu qu’une fois en dessous de 8%, en 2008.

Un coût unitaire de la main d’œuvre et un taux de chômage élevés freinent à leur tour la croissance, notamment en raison d’une sous-utilisation de la main d’œuvre, tandis que la combinaison d’une croissance médiocre et du poids toujours croissant des prestations sociales est à l’origine d’un déficit budgétaire chronique. Le dernier excédent budgétaire remonte à 1974 !

Lire la suite sur http://www.atlantico.fr/decryptage/impasse-strategie-economique-francaise-brigitte-granville-319375.html

Partager cet article

Repost 0
Published by Satelmarc - dans Politique Française
commenter cet article

commentaires