Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Liberty blog
  • Liberty blog
  • : Un blog pour la liberté des idées en France avec une vision acerbe mais réaliste de notre pays. 2017 approche et à présent il va falloir penser voter pour celui ou celle qui saura redresser notre économie, réduire le chômage et la dette publique. Fini les promesses non tenues, fini les idéologies aveugles, il nous faudra un Président pragmatique, ferme et honnête ---- LINCOLN disait : "Vous ne pouvez pas créer la prospérité en décourageant l’épargne" - Vous ne pouvez pas donner la force au « faible » en affaiblissant le « fort »- Vous ne pouvez pas aider l’employé en anéantissant l’employeur.- Vous ne pouvez pas favoriser la fraternité humaine en encourageant la lutte des classes.- Vous ne pouvez pas aider le pauvre en ruinant le riche.
  • Contact

Recherche

1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 16:00

La frénésie fiscale qui s’empare de nos dirigeants n’a pas seulement pour effet de stopper la croissance. Elle attaque les bases mêmes de la société, en détruisant l’esprit d’initiative et de responsabilité. Vibrant plaidoyer de Maître Jean Philippe Delsol, administrateur de l’IREF. Il indique la seule réaction possible : travailler à la réduction de l’Etat Providence.

 

Depuis déjà quelques années l’instabilité fiscale ajoute à la spoliation. Les textes se font et se défont, la rétroactivité épouse la normalité hollandienne, les impôts pleuvent comme la misère sur le pauvre monde et les exonérations promises disparaissent avant même d’avoir été mises en œuvre.
Le projet de loi de finances annonce des taux confiscatoires d’imposition des revenus, des plus values, et les taux des cotisations sociales seront relevés. Les socialistes se tirent une balle dans le pied : taxer à de tels niveaux tue la richesse, et fait fuir les entrepreneurs, les capitaux, les usines, les jeunes. Donc les recettes fiscales encaissées diminueront. Voilà ce qui se voit déjà. Mais ce qui ne se voit pas, c’est le mal français plus profond, plus durable, plus enraciné, plus pervers.

La fiscalité actuelle, clé pour le collectivisme
Que tous les Français soient pris en charge par l’Etat et ses administrations : c’est une vraie volonté collectiviste qui inspire la fiscalité subie dans notre pays.
La façon dont évolue la protection sociale en est un exemple. M. Hollande a répété son discours de campagne : le coût de la protection sociale ne peut plus être supporté par les seuls salariés, donc les non salariés vont payer les assurances des salariés. L’impôt finance déjà à près de 50 % les assurances sociales, il voudrait que ce soit plus ! Les taux de prélèvements sur les salaires nets atteignent déjà 70 ou 80 % alors qu’ils sont à 20 % environ en Suisse, au Royaume Uni, au Luxembourg…N’était-ce pas suffisant ? Le budget de la Sécurité sociale voté la semaine dernière à l’Assemblée en rajoute une couche, augmente toutes les cotisations sociales, les déplafonne, et élargit de 20% l’assiette du forfait social.
Par habitude, nous continuons à appeler « assurés sociaux », ceux qui ne sont plus en fait que des assistés sociaux et parfois asociaux. Ils profitent de manière insatiable d’un système qui leur donne tout sans contrôle. Ils pensent avoir des droits sans limite sur la collectivité, persuadés qu’ils peuvent vivre à ses dépens sans lui apporter la moindre contribution. Ils déchanteront un jour, quand la faillite des retraites par répartition sera là, et quand explosera la Sécurité Sociale, étouffée par une centralisation et un monopole qui la rendent ingérable.

L’Etat prévoyance appauvrit et corrompt la société
La France est malade de ses dépenses publiques, nées d’un excès d’interventionnisme étatique. L’Etat prévoyance est devenu obèse et impotent. Il ne parvient plus à se financer. Non seulement il s’affaiblit et s’endette chaque jour un peu plus, mais il décourage aussi l’initiative et le travail qui constituent la base de ses ressources fiscales. La dépense publique, qui atteint 56% du PIB en France, siphonne l’épargne au détriment des entreprises dont l’accès à des capitaux de plus en plus rares se fait plus rare et plus coûteux.  
En se substituant aux acteurs privés de la société, l’Etat développe des processus de décision lourds et éloignés des besoins du marché. Il multiplie des emplois livrés aux sujétions politiques et parfois syndicales plutôt qu’aux exigences de la logique économique. Il entreprend sans contrôle, investit sans rationalité financière. Comme s’il avait des moyens infinis et démesurés, alors qu’il est sans ressource.
En imposant son intervention massive et incontournable dans tous les domaines, en se faisant employeur et investisseur, il modifie l’esprit même de la société en la fonctionnarisant toute entière. Ainsi se perd le sens du risque et de l’efficacité, de l’initiative et de la diversité.
Enfin, cette croissance démesurée des dépenses publiques, de l’Etat et des collectivités locales, aussi bien que des organismes de sécurité sociale, n’est en fait que le fruit d’un clientélisme corrupteur. Une multitude de décisions visent avant tout à augmenter sans cesse les subventions, les allocations, les services gratuits, les aides publiques et autres distributions de pains et de jeux qui tendent inéluctablement à rendre les citoyens de moins en moins responsables d’eux-mêmes, de plus en plus dépendants de la puissance publique à laquelle ils s’abandonnent bientôt sans vergogne.
Le poison est ainsi inoculé dans la société qui s’auto-appauvrit ; nos concitoyens perdent non seulement leur bien-être mais aussi leur liberté et leur dignité.  

Le terrorisme fiscal
Il y a une volonté de niveler par le bas, de tuer la propriété, d’abaisser ceux qui réussissent. Le Président l’a dit : il n’aime pas les riches. « Casse toi riche con» répond la presse de gauche en écho.
L'Assemblée nationale a voté jeudi 18 octobre une mesure visant à limiter le barème kilométrique en cas de déduction des frais professionnels réels. Avec ce nouvel article, au-delà de 6 CV, le montant de cette indemnité sera plafonné et identique, soit, pour 2012, entre 0,377 euro et 0,561 euro par kilomètre (en fonction du kilométrage annuel). Ils veulent que tous roulent en Dacia bas de gamme. Ca commence comme ça. Bientôt ils nous forceront à vivre dans des appartements collectifs !

La suite sur : http://www.irefeurope.org/content/la-fiscalit%C3%A9-providence


Partager cet article

Repost 0
Published by Satelmarc - dans Politique Française
commenter cet article

commentaires