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  • : Un blog pour la liberté des idées en France avec une vision acerbe mais réaliste de notre pays. 2017 approche et à présent il va falloir penser voter pour celui ou celle qui saura redresser notre économie, réduire le chômage et la dette publique. Fini les promesses non tenues, fini les idéologies aveugles, il nous faudra un Président pragmatique, ferme et honnête ---- LINCOLN disait : "Vous ne pouvez pas créer la prospérité en décourageant l’épargne" - Vous ne pouvez pas donner la force au « faible » en affaiblissant le « fort »- Vous ne pouvez pas aider l’employé en anéantissant l’employeur.- Vous ne pouvez pas favoriser la fraternité humaine en encourageant la lutte des classes.- Vous ne pouvez pas aider le pauvre en ruinant le riche.
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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 16:37

Actualités de l'ILE D'YEU - LA GAZETTE ANNONCES - 22 FEVRIER 2010.
Les requins de Bruxelles ou : il fallait bien qu'un jour enfin, on dise les choses ! ou comment les politiques ont choisi leur carrière au détriment de toute une corporation : les Marins Pêcheurs
Au port de la Meule sur l'Ile d'Yeu en Vendée, il est un homme, un vieux marin du nom de Roger NAUD, 90 ans et désormais aveugle.
Son seul lien avec notre Europe moderne est d'écouter les nouvelles à la TSF; comprenez: les infos à la radio!
Jeune homme, il avait mis au point une technique des plus «écologiques» comme on dit maintenant, pour une pêche artisanale au requin-taupe; ce poisson migrateur puissant de la famille des Lamnidae abondant dans les eaux atlantiques et ayant une chair de haute qualité lorsqu'il est péché vivant et non noyé. Cette pêche était naguère un complément marginal sur le plateau continental pour les pêcheurs basques qui étaient gréés à la mode espagnole, un hameçon tous les dix brasses (16 mètres). Parfois les chalutiers de la Rochelle en prenaient trois ou quatre à la drague. Roger, bon observateur et connaisseur de la nature océane, avait compris qu'il fallait attaquer
«aux accores » du plateau continental, à l'appât mort avec des séries de palangres dont les flotteurs servant de témoins se levaient en cas de prises. Les résultats furent conséquents de qualité, très peu de jeunes poissons ou de femelles grainées mais des grosses pièces allant jusqu'à 300Kg avec une moyenne de 70Kg. Si bien que dans les années 50, la flottille de l'Ile d'Yeu (et seulement elle en France) alignait 18 bateaux au requin selon la technique de Roger NAUD. De nos jours cette pêche est toujours le métier de 6 bateaux artisanaux,
permettant la survie de familles de pêcheurs et de la filière pêche de l'Ile. En 50 ans, l'effort de pêche par bateau n'a pas augmenté, toujours 84 hameçons par palangre pour une vrai pêche naturelle de navigateurs à l'estime où ne servent à rien: radar, sonar, sondeur et autres ; seulement l'expérience empirique, héritage des générations antérieures technique sans pression industrielle.

Les Artisan-Pécheurs de l'Ile d'Yeu seraient - t'ils les derniers vrais écologues européens?
Roger a navigué jusqu'à 75 ans. Il s'était embarqué à 12 ans et demi sur des voiliers : l'été sur des thoniers, l'hiver sur le homardier de son père. Puis il fut en âge de patronner, d'abord la Françoise puis sol lucet omnibus, du latin: le soleil luit pour tous ; cela ne s'invente pas! Enfin sur son propre bateau, la vierge de la Meule.
Mais voilà, en écoutant sa radio en ce mois de décembre 2009, Roger ne comprend plus, les grands messieurs de Bruxelles seraient t'ils devenus fous? Ils veulent éradiquer cette pêche artisanale et respectueuse de la ressource. Il ne comprend pas ce naufrage du bon sens, il ne comprend pas ce nouveau monde de l'écologie qui ne connaît pas la nature ou qui l'imagine comme dans un bocal.
On assassine économiquement et socialement les siens sur l'autel de la nouvelle Europe politique, arcanes contre bon sens, les jeunes ont encore le courage de lutter malgré toutes les tentations vénales introduites avec des fonds publics pour motiver la casse de l'outil de travail et l'abandon d'un métier si noble.
Tout a commencé avec le traité de Maastricht en 1992, porteur de tous les espoirs, mais d'une lecture ésotérique dont on sait aujourd'hui ce qu'elle cachait: la perte de la souveraineté  nationale dans tous les domaines. Ce referendum mal plébiscité (plus de 30% d'abstentions et seulement un petit 51% de oui!) s'est révélé
être un chèque en blanc aux eurocrates. Les sirènes du politiquement correct nous culpabilisaient : «voter non, c'est être contre l'Europe ».
Alors que des voix s'élevaient pour expliquer que l'on pouvait faire une autre Europe, celle des peuples et non celle des banquiers.
Prudente à l'égard de ces sirènes, la vox populi de l'insu- la Oya avait exprimé un «non ».
Les espoirs reposaient sur des promesses politiques : si le oui passait, nous vendrions du poisson dans toute l'Europe voire le monde, l'île se développerait économiquement grâce à sa pêche et sa filière. Pour ce faire, nous avions réalisé des investissements très lourds :  une nouvelle glacière et une nouvelle criée sous le froid, immense et démesurée mais aux normes européennes. En attendant les retombées,  on s'est rapidement mis à l'évidence de la décrépitude chronique de notre économie basée sur la pêche artisanale et qui était si florissante avant Maastricht. Nous étions sacrifiés à coups d'interdictions de pêche, de pertes de quotas et de destructions subventionnées de navires, alors que nos voisins Espagnols héritaient de nos anciens fonds de commerce, trichant sans vergogne avec la réglementation européenne de la pêche, du commerce et des droits des travailleurs.
Après avoir vu disparaître nos usines de conserverie, les chantiers navals et les fileteries, c'est toute la pêche et sa filière qui est exangue ,  obligeant des Islais et surtout des jeunes à rechercher du travail vers le continent, cela se ressent sur tous les commerces, la vie du port et de l'ile, les animations et les associations, jusqu'aux administrations. Notre nouvelle et belle criée européenne, désormais bien trop vide, ne va- t-elle pas disparaître pour devenir des hangars pour les voitures des touristes? Ce serait ai coup de grâce  car sa fermeture écarterai les derniers armements vers les ports continentaux seuls lieux où ils pourraient commercialiser leur pêche.
Dans l'immédiat, elle survit avec une gestion indépendante des autres criées littorales, «grâce à la manne du port de plaisance »  (Ouest-France 22.01.10).
Bref: En 20 ans, l'Ile d'Yeu est passée de 123 armements dont 32 au large et 400 marin- pêcheurs à 43 armements et 150 pêcheurs.
En 1994, pour servir les desseins d'hégémonie de l'Espagne, la longueur des filets dérivant pour le thon blanc a été réduite de 5 à 2.5 Km.
En 1998, interdiction du même filet dérivant. (reconnue aujourd'hui comme une erreur).
En 2003, reconversions payées par des fonds publics pour de nouveaux navires de pêche à la senne.
Sept ans après, ces navires neufs vont être détruits, toujours avec des fonds publics, n'ayant pas fait plus de cinq saisons car ils n'ont jamais eu les quottas de pêches correspondants à la reconversion
2009 : Il ne reste que 13 bateaux de pêche artisanale au large.
Bruno LE MAIRE, actuel ministre Français de la pêche, expliquait à Sébastien Chauvet du comité des pêches de l'lle d'Yeu, comme pour s'excuser, lors d'une requête à Bruxelles, «qu'aujourd'hui il est politiquement incorrect de pêcher le requin'.. Interdire les six bateaux Français (tous de l'ile d'Yeu). qui la pratiquent, c'est suffisant pour donner des leçons à toute la planète en claironnant l'argument d'avoir éradiqué totalement la pêche au requin en Europe. Le prétexte sert pour la chasse aux voix des élections de 2012 vis-à-vis des écologistes qui inédiement pour compenser leurs médiocrités techniques, prennent régulièrement des célébrités comme porte-drapeau. (ni Olivier de KERSAUSON qui avoue humblement, ne connaître de la mer, que la surface des océans!)
Cela justifie de sacrifier quelques artisans pêcheurs, leurs familles et le fragile équilibre d'un microcosme insulaire qui essaie de survivre. Quant au précédant ministre, lors de ses vacances estivales sur l'Ile d'Yeu. Michel BARNIER avait promis aux responsables de la pêche locale, de continuer à commun et à les aider dans le futur quelque soit le poste ou il serait; désormais Commissaire Europeco  chargé du marché intérieur et des services financiers, force est de constater un silence radio. Parmi les élus Vendéens, beaucoup de bonnes volontés toujours emplies de compassion, restent les courriers incessants du députè Louis GUEDON et la réalité avérée de l'humanisme du sénateur Bruno RETAILLEAU, vice président du conseil général, reconnu de tous, sans mandat influent. C'est donc bien un problème politique et non pas écologique
Pour preuve, depuis Maastricht on restreint puis interdit chronologiquement aux gars de l'ile d'Yeu de pêcher différentes espèces, les unes après les autres, mais on autorise à les acheter ailleurs en Europe, voire hors Europe; à Rungis comme sur les étals de poissonniers Français, 85% des produits sont d'importation, y compris par exemple, du poisson Espagnol, péché illégalement avec des équipages non-européens sous- payés!
Pour nos marins, depuis Maastricht la notion de «bon sens» s'est perdue; ils ne comprennent pas qu'ils ne peuvent plus s'adapter naturellement mais sont contraints par des inepties administratives et politiques. Aggravées par le manque de discernement de tous (politiques et médias, donc du public) entre la pêche artisanale et la pêche industrielle.
Pour ce qui est de l'Ecologie tout court, elle fait preuve d'une ignorance coupable; car en réalité le poisson ne disparait pas, il change de zones et de comportement en fonction du changement de température de l'eau donc des courants. La seule espèce qui n'ait pas modifié son comportement en fonction des changements climatiques est celle des fonctionnaires d'IFREMER qui ont gardé pour bases de leurs sondages
estimatifs (séries historiques), les mêmes panels géographiques depuis 26 ans. L'interprétation de ces sondages n'est d'ailleurs pas plus fiable; pour exemple la sole dans le golfe de Gascogne: moins de bateaux donc moins de pêche, IFREMER en déduit que la ressource est moindre.
Constat identique pour la morne en Manche; les quotas de cabillaud dans les zones près du Pas de Calais avaient graduellement baissé depuis des années mais n'ont pas été réévalués à la hausse lorsque au gré de nouvelles migrations climatiques, l'espèce pullule et les marins sont désormais contraints administrativement à rejeter à la mer leurs prises qui ne survireront pas. Bel exemple de déni de gestion halieutique!
L'ICCAT, commission internationale gérant les «stocks chevauchants » le reconnaît mais fait un amalgame mondial le thon rouge surexploité en Méditerranée est à l'évidence des navigateurs, de plus en plus présent en Atlantique où des stocks non exploités de très gros thons rouges donc vieux, à seulement 100 milles de l'île d'Yeu seraient une solution de survie pour les armements de l'Ile Vendéenne sans reconversion technique notable; quelques quotas suffiraient mais M. Jean-Yves PERROT, P.DG. d'IFREMER n'a jamais voulu engager de campagnes
d'observation ni même exploiter l'évolution thermique sur les images infrarouge des satellites afin de confirmer les dires des marins sur zone, malgré moult réclamations des Comités Locaux des Pêches.
Même le réalisateur du film «Océans », Jacques PERRIN s'y est mépris en laissant transpirer dans une interview que: « ce grand prédateur qu'est le thon rouge pourrait disparaître dans les deux ans ». Encore un problème de géographie. Que de contre-vérités alimentées par l'écologie spectacle, suffisantes pour influencer irrémédiablement un public candide donc réceptif. Jacques PERRIN avoue tout de même : «j'ai l'impression de ne pas faire simplement un film sur la nature mais un film politique ». (jdd du 24/01/10)
François RABELAIS avait explicité lors de son ministère en Bas-Poitou (actuelle Vendée) que « science sans conscience, n'est que ruine de l'âme», peine perdue!
Espérons que le thon rouge d'Atlantique ne sera pas purement et simplement interdit (annexe I de la CITES) comme le souhaite Jean-Louis BORLOO pour servir les lobbies écolos et faire basculer une décision européenne, mais mis à l'annexe 2 comme l'a déclaré Bruno LE MAIRE  (non commercialisation hors Europe).
Deux ministères sont donc en désaccord, ou serait-ce une ultime manoeuvre politique? Car c'est désormais au président Nicolas SARKOSY de prendre prochainement la décision politique entrainant une majorité de vota pour le vote décisif du parlement européen.
Depuis le 1janvier 2010, nos élus européens ne sont plus les spectateurs des décisions des fonctionnaires de la commission mais devraient jouer sur un pied d'égalité. Ainsi ils viennent de nommer, après son oral du 19 janvier, Maria DAMANAKI, commissaire chargée des Affaires maritimes et de la pêche. Elle avoue être néophyte en ce domaine mais porte tous les espoirs. Concernant la commission pêche, un des quatre vice- présidents est M. CADEC de St Brieuc, qui admet vaguement qu'il faille adapter les quottas. (* CITES : convention sur le commerce international des espèces de la faune et de la flore sauvage menacées d'extinction. La France n'y siège pas!!)
INSUILARITE, RURALITE & CONSCIENCE POLITIQUE... Ignorance ou mépris?
L'insularité est la plus contraignante des ruralités! C'est une notion et une vérité que les élites parisiennes et européennes ne peuvent appréhender à travers leurs séjours estivaux sur ce rocher Vendéen de 23 Km2, situé à 13.5 milles nautiques (plus de 24 Km) de navigation de Fromentine sur le continent 5000 islais y vivent toute l'année. Ce droit à la différence se heurte à l'opacité des consciences politiques, signification d'une ignorance coupable et volontaire du terrain. Schuman relève-toi, ils sont devenus fous!
Le mur de Berlin est tombé, un vent d'Est est passé faisant visiblement évoluer nos eurocrates vers des modèles de gestion soviétiformes.
Ces comportements politiques comme l'a bien exprimé Bruno NOURY, maire de notre dernière île de pêcheurs, « sont indignes et inacceptables de la part d'une grande démocratie ! ».
Le Conseil Européen des Pêches du 14 décembre 2009 a considéré les pêcheurs de l'île comme « les derniers barbares ! » Ironie du compliment : abandonner en étouffant économiquement donc socialement un microcosme insulaire, d'un innocent trait de plume, cela était l'apanage des civilisations barbares puis des dictatures modernes. Notre nouvelle Europe aurait-elle accouchée d'une fausse démocratie?
Elus, haut-fonctionnaires et responsables politiques, quelque soit le mandat qu'ils vous ont confié, ouvrez les yeux, les peuples européens ont besoin de «bon sens ». L'Histoire et nos enfants vous jugeront!
Dimanche 24 janvier 2010 / J-B MOREAU

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Published by Marco - dans Social
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