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  • : Un blog pour la liberté des idées en France avec une vision acerbe mais réaliste de notre pays. 2017 approche et à présent il va falloir penser voter pour celui ou celle qui saura redresser notre économie, réduire le chômage et la dette publique. Fini les promesses non tenues, fini les idéologies aveugles, il nous faudra un Président pragmatique, ferme et honnête ---- LINCOLN disait : "Vous ne pouvez pas créer la prospérité en décourageant l’épargne" - Vous ne pouvez pas donner la force au « faible » en affaiblissant le « fort »- Vous ne pouvez pas aider l’employé en anéantissant l’employeur.- Vous ne pouvez pas favoriser la fraternité humaine en encourageant la lutte des classes.- Vous ne pouvez pas aider le pauvre en ruinant le riche.
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8 avril 2012 7 08 /04 /avril /2012 10:26

Et c'est encore un exemple de "déni", car c'est tout de même un chemin obligatoire pour la réduction des dépenses publiques.

Excellent article de Gaspard Koenig, Candidat aux législatives et porte parole du Parti Libéral Démocrate.

Extrait de Huffington Post

"C'est dommage. Car s'il y a bien une chose dont la France a profondément besoin aujourd'hui, c'est de libéralisme.

Notre Etat qui fut Providence est devenu Fatalité. Tout en prélevant chaque année près de 44% de la richesse nationale en impôts, l'Etat est incapable d'endiguer la spirale de la dette: la Cour des Comptes estime que, en l'absence de réformes drastiques, celle-ci devrait atteindre 100% du PIB d'ici 2015, soit un niveau proche de la banqueroute. Loin de promettre des coupes claires dans la dépense publique (qui culmine aujourd'hui à 56% du PIB, contre 45% en Allemagne par exemple), les candidats chipotent sans rire sur leurs prévisions respectives de "baisse de l'augmentation de la dépense publique". Autant dire: avancer plus lentement vers le précipice, mais surtout ne pas changer de direction. A l'heure où le Royaume-Uni de David Cameron, puis l'Italie de Mario Monti, et tout récemment l'Espagne de Mariano Rajoy ont entamé des cures d'austérité sans précédent, les politiques français continuent à conter fleurette à leurs électeurs. Comment ne pas donner raison à The Economist, qui titrait la semaine dernière: "La France dans le déni".

Les libéraux, parmi lesquels j'ose me compter, ne sont pas que des Cassandre. Ils proposent aussi des solutions, par exemple un modèle totalement alternatif pour la France, que je suggère à toutes les équipes de campagne d'étudier urgemment: l'économie de marché. Voilà qui supposerait, entre autres, de promouvoir par tous les moyens (y compris fiscaux) les entrepreneurs, d'ouvrir à la concurrence les professions réglementées (comme les taxis), et de simplifier un code du travail rigide et kafkaïen (passé de 2300 pages en 2000 à 3200 pages aujourd'hui!). Sans renoncer à s'attaquer à la cloison la plus épaisse, la plus imperméable, la plus rouillée de la société française: le statut de la fonction publique, qui enferme 20 % de la population active dans des procédures et des logiques administratives d'un autre temps. Autant de sujets cruciaux, sans doute ouverts à discussion, mais inexplicablement absents des débats actuels.

N'oublions pas enfin que les libéraux marchent sur deux jambes: la libéralisation économique d'un côté, la protection des libertés individuelles de l'autre, pour rendre aux citoyens, maternés par l'Etat-nounou, le sens de la responsabilité individuelle. Contre Hadopi, contre les fichiers biométriques, contre l'avalanche réglementaire à chaque fait divers, je suggère de mettre à l'épreuve la recommandation révolutionnaire de George Pompidou: "Cessez d'emmerder les Français! Laissez-les vivre un peu et vous verrez que tout ira mieux".

C'est un Français, Maine de Biran, qui inventa il y a deux siècles la belle notion de "libéralisme". Puissent aujourd'hui ses compatriotes retrouver, derrière le mot, le goût de la liberté."

Ce n'est pas un hasard si la revue The Economist a interviewé Gaspard Koenig récemment sur cette question :
"But the final word goes to Gaspard Koenig, who is currently running for election in London as a Liberal candidate for a French overseas constituency at June’s legislative election, and was formerly speechwriter for Christine Lagarde. He has just posted a thoughtful piece, also on The Huffington Post French site, about the rejection of liberalism in France.


Noting the absence of liberal arguments in the French debate, he says that “Since the crushing failure of Alain Madelin at the 2002 presidential elections, [liberals in France] scarcely dare show their face.” Today, in his view, most presidential candidates, who insist that they do support deficit reduction, are actually saying:

Let’s move forward more slowly towards the precipice, but whatever we do let’s not change direction...How is it possible to disagree with The Economist, whose title last week was “France in Denial”.

Mr Koenig goes on to make a case so seldom heard in political debate in France, which is the need "to promote entrepreneurs by all means (including fiscal policy), to open regulated professions (such as taxis) to competition, and to simplify a rigid and Kafkaesque labour code (which has grown from 2,300 pages in 2000 to 3,000 today!)."

He ends with a nice quote from Georges Pompidou: “Stop annoying the French! Let them live a little and you will see that everything will be better!”

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Published by Satelmarc - dans Politique Française
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